Voyage en famille aux États-Unis en motorisé
Nous partons le 29 septembre 2009 pour les États-Unis. Notre motorisé S L A M, nous accompagnera fidèlement nous y comptons bien. Nos 2 fils de 6 et 8 ans nous accompagnent dans ce beau projet de 2 mois. Nous leur ferons l'école soutenu par des livres de 2 professeurs exceptionnels (mesdames Lisa et Claudia) et une orthophoniste en or; Françoise...que demander de plus!
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Parc Bayou, Nouvelle Orléan et les Plantations en Louisiane
Carnet de bord 20 novembre (jour 52)
Nous quittons notre Parc puisque nous ne pouvons rester dans un parc gouvernemental plus de 2 semaines consécutives.
Saviez-vous que le Lac Pontchartrain situé près du Parc Fontainebleau, est le plus grand lac de la Louisiane et le 2ème plus grand lac d’eau salée aux États-Unis. Il est connecté au golfe du Mexique par le détroit des Rigolets et le lac Borgne.
Le pont au-dessus de ce lac est le plus long pont au monde. Terminé de construire en 1956, il relie Mandeville à la Nouvelle Orléans est d’une longueur de 38422 mètres. Il a été déclassé en 2001 par la Thaïlande qui l’a positionné au 2ème rang. Nous l’avons traversé en 25 minutes à la vitesse règlementaire.
Saviez-vous que la profondeur moyenne de ce lac est de seulement 15 pieds. Notre Pont Champlain qui relie Montréal à la Rive Sud, est classé 38ème au monde sur 101 ponts.
Nous arrivons vers 16 heures au « Bayou Segnette Park » À l’accueil, on nous remet un plan du site et un guide, nous indiquant les espèces d’animaux qui se trouvent ici. J’y lis qu’il y a des serpents vénéneux, des alligators (svp ne pas les déranger… croyez-vous vraiment que…) ainsi que 2 sortes d’araignées venimeuses….
Enfin, on a payé, on va rester! Mais on verrouillera bien cette nuit, au cas où un alligator passerait par là!
Mathys qui a déjà exploré le parc, vient nous chercher pour nous présenter un couple charmant qui est parti depuis 75 jours du Québec vers le Mexique à vélo!!! Eh oui! On discute devant un excellent plat au cumin que ces cyclistes, nous concoctent, sans parler de l’entrée de noix de coco sauté dans le poêlon! Hum on se régale. Quelques bières, un rosé et le plaisir de partager ce moment avec eux, Gabrielle et Éric sont un couple plein de vie, de projets avec des histoires de voyages passionnantes.
  
Je les écoute nous raconter des anecdotes de leur circuit et je me rappelle les paroles d’Anthony, il y a quelques semaines: « J’ai adoré les grottes de « Jewel Cave » mais ce que j’ai aimé le plus c’est être avec Roger, jamais je ne l’oublierai! »
Il a bien raison...« Ce n’est pas la route que l’on prend qui fait notre voyage, mais les rencontres qu’on y fait ! »…
Faites de beaux rêves (12h43am)
21 novembre (jour 53)
On visite le quartier Français de la Nouvelle Orléans avec son architecture typique. Et bien sûr le « River Market » et plein de boutiques.
On s’offre un excellent repas au restaurant « Fiorella’s » sur Decatur street. L’hôtesse nous propose une dégustation de bières locales et un mélange de plats typiques et cajun. L’hôtesse et notre serveuse sont charmantes avec nous. Elles sont 2 sœurs et ce restaurant est à leur famille. Ambiance agréable avec écran plat au mur, afin que les clients puissent suivre le football, très suivi aux USA, comme le hockey des Québécois. 
On se rend à IMAX voir le troublant film : « Hurricane on the bayou » L’histoire de la Nouvelle Orléans avant et après »Katrina ». Il y a en moyenne 27 ouragans par année en Louisiane, mais jamais un ouragan n’avait frappé avec autant de force et de destruction. C'était le 29 août 2005.
Le 30 août, un jour après le passage de l'ouragan Katrina, 80 % de la ville de la Nouvelle Orléans, est inondée. L'inondation a été provoquée par deux brèches du système de digue de sept mètres de hauteur qui protège la ville construite sous le niveau de la mer, entourée par le Mississippi au sud et le lac Pontchartrain au nord.
1209 personnes manqueront à l’appel. Personne n’était préparé à cette force. Pendant la dévastation de cet ouragan, les familles sont prises par surprises. Les maisons s’inondent rapidement. Les occupants doivent vite monter au 2ème étage, l’eau continue d’envahir. Ils n’ont d’autres choix que de monter sur les toits pour ne pas être noyé. Malgré tout, même à cette hauteur certains seront emportés par la robustesse de ce courant d’eau. Les garçons très impressionnés s’intéressent et questionnent beaucoup.
Pendant cette terrible tempête, on voit une famille debout sur le toit qui réalise que l’eau continue de monter. Ils tentent de s’accrocher à un arbre près du toit de la maison. Un des fils réussi à s’accrocher et à s’attacher à l’arbre. Sa mère qui tient son jeune frère, tente d’attraper la corde et de le rejoindre, à plusieurs reprises… elle est fatiguée. Il est trop haut sur la branche pour l’aider… Il les regarde impuissant, disparaître avec le courant.
Une dame et ses enfants resteront sur le toit 3 jours, avant que les secours n’arrivent. Elle doit se battre contre les serpents qui veulent eux aussi, une place sur ce toit. Tellement de drames…
23 novembre (jour 55) (Visite de la luxueuse Plantation Française Oak Alley)
On quitte le Parc National Bayou Segnette vers la ville « Vacherie » pour visiter 2 plantations dont une française et une créole.
Enfin, je vois « Oak Alley » Cette plantation française a une histoire passionnante sur les familles qui l’ont habité. Le premier propriétaire, par amour pour son épouse, lui planta 32 chênes sur l’allée jusqu’à la rivière Mississipi situé devant leur terre. Le spectacle de ces arbres vieux de 300 ans qui forment un pont, au-dessus de l’allée, est magique.
Lui, aimant la campagne, elle 16 ans sa cadette, préférant l’animation des villes. Afin de l’attirer sur cette plantation, il lui construit un gigantesque manoir de 3 étages que nous visitons. Les dames qui nous accueillent et nous font la visite guidée sont vêtues d’époque et très élégantes.
24 novembre (jour 56) (Visite de la Plantation Créole « Laura »)
Nous nous rendons à La Plantation Laura. Cette 2ème plantation de canne à sucre, a aussi des bananiers, des orangerais (clémentines…pacanes) beaucoup de palmiers, un jardin exotique. On se sent dans l’ambiance créole plus coloré mais moins luxueuse. La visite est encore plus intéressante parce qu’en plus de nous parler de l’histoire des familles habitants la maison principale, on nous parle de la vie des esclaves et des servants en plus de visiter leurs cases (maison d’esclave).
Nous avons acheté le livre « Les mémoires de Laura » qui est la 3ème génération de femmes propriétaires de cette plantation. Elle veut être une femme moderne différente de la lignée créole. Dans sa jeunesse, elle a été témoin de scènes marquantes pour toujours. Elle ne veut pas suivre les pas de sa grand-mère Elizabeth sévère et cruelle avec ses esclaves.
Elle écrit ses mémoires et dit les vraies histoires concernant les esclaves. Ça donne froid dans le dos. Je vous en raconte une seule car je dois retourner à mon livre et terminer de le dévorer car j’en suis à la page 103. Laura 7 ans à l’époque se dirige vers le puît et voit le vieux Pa Philip, un esclave qui s’occupe du puit. Elle remarque sur son front 3 lettres. Elle lui demande ce que c’est. Il lui raconte que lorsqu’il était plus jeune (17 ans), il s’est enfui de la plantation et « lorsqu’on m’a trouvé et ramené à ta grand-mère Élizabeth, elle m’a fait marquer au fer rouge, afin que je n’oublie pas que je suis sa propriété. » (Comme elle marquait son bétail)
Et oui ces histoires d’horreurs ont vraiment existées.
Nos 2 mois ont passé comme un éclair. C’était notre dernière visite du voyage. J’ajouterai les photos sur le blog, dans quelques jours. Actuellement, 26 novembre, nous sommes sur le chemin du retour, depuis hier.
Nous prévoyons arriver demain tard, si tout va bien.
C’est terminé... Ça me rend euphorique et mélancolique à la fois. Ce fut un voyage merveilleux et inoubliable. Les enfants vont demeurer une semaine à la maison, afin de faire les fameux vaccins A H1N1, dès notre arrivé. Nous poursuivrons l’école à la maison cette semaine en faisant les mises à jour au besoin.
C’est ici que notre blog se termine…snif..snif… Merci de nous avoir suivi dans ce voyage en famille. J’espère que cette façon de voyager, vous a plu. Merci de nous avoir écrit et donner de vos nouvelles, ça nous a fait chaud au cœur de vous lire.
LesvoyageursSLAM Stéphan, Linda, Anthony et Mathys XXXX
[ 03:11 ] [ 26/11/2009 ] [ Vacherie ]
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Mots clefs :
OÙ EST SLAM?
Notre voyage de 2 mois a débuté le 30 septembre 2009 et se poursuit toujours...
Voici notre trajet depuis Montréal au Canada. Nous sommes en ce moment en Louisiane et SLAM a roulé sur 7437 milles ou 12000 km.

Départ Montréal au Québec (Canada)
Chutes Niagara en Ontario (Canada)
Badlands au Dakota du Sud (États-Unis)
Mount Rushmore au DS
Jewell Cave au DS
Parc Yellowstone (Geyser) au Wyoming (USA)
San Francisco (prison Alcatraz et PIER 39) en Californie
Los Angeles en CA
Parc Yosemite (arbres Séquoia) en CA
Death Valley Park en CA
Body (village fantome) en CA
Las Vegas au Nevada
Grand Canyon en Arizona
Las Cruces (Halloween) au Nouveau Mexique (USA)
San Antonio (Fort Alamo) au Texas
Parc Fontainebleau en Louisiane
à suivre...
Famille SLAM
chuuttt Slam se repose sous les chênes de la Louisiane!

[ 16:52 ] [ 13/11/2009 ] [ La Nouvelle-Orléans ]
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Mots clefs : tour de, USA, Amérique, trajet
Parc Fontainbleau en Louisiane
Carnet de bord 6 au 22 novembre (Jours 38 à 54)
Louisiane au Parc National Fontainebleau:
6 novembre,
Nous roulons sur l’autoroute 10. On reconnait le décor de la Louisiane par ses nombreux marais. La voie routière est construite avec des pilonnes, sur plusieurs milles car on est encore et toujours entouré d’eau…Pas d’alligator en vu!
Nous campons pour plusieurs jours au Parc National Fontainebleau. Comme partout ailleurs, les gens sont accueillants et très sympathiques.
7 novembre,
Le parc est très beau, il y a une plage au sable doux, 3 terrains de jeux et beaucoup d’endroits sécuritaires, pour se promener à vélo.
Je sais que c’est plus frais au Québec aujourd’hui, mais…je voulais vous dire que Mathys et moi, on avait un petit coup de soleil!!! Hi! hi! hi!
8 novembre,
Une autre belle journée à l’horizon, Mathys reste dans SLAM avec Stéphan et Anthony et moi, on part en vélo vers les maisons sur pilotis. Comme les gens quittent au plus tard à midi, les maisons sont vides. On regarde par les fenêtres pour voir l’allure. C’est un très bel endroit. Sur 8 maisons, on pourra entrer à l’intérieur d’une, car Anthony a vérifié, la porte de côté n’est pas verrouillée (photos bien sûr!)
C’est très calme ici, on est seul, on se berce comme si on était les locataires de ces lieux…les *bayous…
En après-midi, Stéphan part faire l’épicerie à 10 milles d’ici. Moi je quitte avec les enfants, à vélo, pour le parc. Arrivé au terrain de jeu, je fais la rencontre de Katarina, une maman avec ses 5 fils et son époux. Elle vient s’asseoir près de moi, pendant que nos fils jouent ensembles et que son mari frappe la balle de base-ball avec ses autres enfants.
Elle demeure, pas très loin d’ici. Elle me raconte que pendant la « tornade Katrina », il y a 5 ans, son père a été évacué de la ville avant l’arrivé de la tornade. À son retour, plus rien, ni meubles, ni vêtements, ni photos, ni maison…plus qu’un solage. Tout ce qu’il a accumulé dans sa vie, a été soufflé par la tornade.
Nous rencontrons aussi Roger, policier retraité qui enseigne depuis 25 ans à des enfants de 8 ans et plus « comment survivre en forêt » C'est-à-dire comment allumer un feu, comment chasser un lièvre, le découper et le cuir. Comment lancer une hache et un couteau au centre d’un arbre comme Daniel Boon. Moi et les enfants avons fait un feu, à la méthode ancienne avec les enseignements de cette généreuse personne qui nous a accueillies autour de son feu. Les garçons le trouvent passionnant. Il leur explique et je traduis. Une instructive rencontre avec un homme de cœur qui prend le temps.
9-10-11-12 novembre
Faire l’école (Home schooling) :
Enfin je peux partager avec Stéphan mon rôle d’enseignant. N’avoir qu’un seul enfant à m’occuper, plutôt que 2 enfants de 2 années différentes.
J’essaie d’imaginer l’époque de mes parents où leur « maitresse d’école » enseignait à des élèves de tous les niveaux, dans la même classe! Je leur lève mon chapeau!
L’Ouragan IDA :
Malgré que le passage d’IDA ait été loin de nous, au lendemain beaucoup d’eau inonde les terrains. Nous héritons seulement de 2 jours venteux et une journée de petite pluie qui ne nous empêche pas de faire du vélo.
Les vents qu’apporte « IDA » soufflent en vague vers notre plage qui est inondée.
Notre lac « Pontchartrain » ressemble davantage à l’Océan Atlantique et Pacifique avec cette marée haute et ces magnifiques vagues qui font la joie des garçons.
On profite de la vie :
C’est merveilleux, on se lève quand notre corps n’est plus fatigué de dormir. On ouvre la porte et les fenêtres moustiquaires (pas plus de moustique ici qu’au Québec) pour faire entrer la chaleur et le soleil.
On déjeune dehors à la table de pique-nique et on a même le temps de se faire un deuxième café et de le siroter. On salue nos voisins. Tout le monde est hyper sympathique et s’entraide.
Les enfants partent vers le parc, roulent à vélo, ramassent du bois pour le feu qu’ils feront, eux-mêmes, ce soir. S’inventent des histoires de forêt, en jouant à travers le parc et ses arbres. On se rend à la plage…on regarde le couché du soleil.
On s’informe sur la nature, les sortes d’arbres, les animaux (serpents, alligators, pélicans, sangliers) Les spécialistes de la faune qui travaillent ici, nous enseignent gentiment et avec passion. Ils sont nos professeurs aux garçons et à nous.
Pendant que Stéphan va faire une balade à vélo sur les sentiers du parc, les enfants et moi, on se rend à l’accueil. À ce centre d’information, la dame en place nous explique l'ouragan Katrina qui frappe les côtes de la Nouvelle-Orléans et de Biloxi le 29 août 2005 à 11 heures, et se révèle être l'une des plus importantes catastrophes naturelles de l'histoire des États-Unis, causant la mort de 1800 personnes et 705 disparitions.
L’agent nous informe aussi qu’à cause d’IDA qui est passé hier, il est préférable de ne pas aller sur les trails (vélo ou à pied) aujourd’hui car IDA a fait monter les eaux et inonder les pistes à certains endroits. En plus, elle a fait sortir certains animaux de leurs éléments naturels comme par exemple, les serpents et certains sont vénéneux… Les vénéneux ont les yeux tigrés, tandis que les non vénéneux ont la pupille des yeux ronde.
Au même moment, Stéphan sort du sentier : « Ta?&%*&?%$%? J’AI VU UN SERPENT! Je lui demande : « Quelle forme d’œil? »
Il me répond : « Penses-tu que j’ai pris le temps de regarder ses yeux! J’ai viré d’bord, c’est tout. »
On a bien rit.
À notre visite suivante chez Wal-Mart, nous avons acheté notre kit de survie en cas de morsure de serpent venimeux. Et oui, Wal-Mart vend ça.
Ainsi qu’un Kit primitif pour faire un feu (comme Roger, nous l’a enseigné)
Bien sûr, Anthony et Mathys ramasse tout ce qu’il faut pour faire leur premier feu qu’il tente de démarrer avec du magnésium et du métal.
Ce soir, nous aurons 3 feux.





Linda
à suivre...
*Wikipédia : Un bayou, en Louisiane, est une étendue d'eau formée par les anciens bras et méandres du Mississippi. Les bayous s'étendent sur tout le sud de l'État, formant un réseau navigable de milliers de kilomètres. Dans les bayous, un courant très lent, non perceptible, va vers la mer à marée basse et vers l'amont à marée haute. Un bayou est généralement infesté de moustiques et insectes volants.
Par extension, on appelle le Bayou la grande région marécageuse du sud de la Louisiane. Cet espace amphibie a été occupé par les Acadiens francophones qui y vivaient essentiellement des produits de la pêche et de la chasse.
[ 16:22 ] [ 9/11/2009 ] [ Mandeville, LA ]
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Mots clefs : Plantation Oak Valley, Nouvelle Orléan, bayou, parc
Les pépins de SLAM
Carnet de bord
Les pépins de la route avec notre fidèle SLAM
Suite à notre dernier intrus à bord de SLAM, j’ai pensé ajouter un article, concernant les aventures et les mauvaises surprises à bord de notre fidèle SLAM.
· Tout le monde vient de se coucher, c’est calme et silencieux. Je m’étends sur le table-lit près de la salle de bain car j’ai siroté un café avant de me coucher.Soudain, j’entends un bruit. Je suis couchée à 3 pieds de l’armoire sous le lavabo. Les sacs d’épicerie qui serviront bientôt de sacs poubelle, bougent. Ça doit être dû au mouvement de SLAM dans le vent…J’essaie de me rendormir.
Ce son me sort à nouveau de mon sommeil. Un peu stressée, je ne veux pas alarmer les enfants. Je chuchote : « Stéphan…Stéphan…je crois qu’on a de la visite! » En effet, un mulot ou une souris est caché dans notre poubelle. Stéphan l’a reconduit dehors…merci!
Soudain, au milieu de la nuit, à nouveau un bruit me parvient de cette même armoire…. « Stéphan, Stéphan, dors-tu? » Zzzzzzzzzzzzz (bien sûr qu’il dort, mais je n’ai pas le courage d’aller ouvrir la porte seule!) « Stéphan…notre visiteur est revenu! » À nouveau Stéphan se lève et apporte la bête dehors mais cette fois-ci, il va la porter très loin de SLAM et dans une poubelle en plus! Merci mon héro! Enfin on peut dormir calmement.
Bien sûr, le lendemain, j'ai dû laver 3 armoirs que la souris avait visitée. Elle y avait même laissé ses défécations...yark...dégoutant!

· En début de voyage, dans le tableau de bord, une lumière jaune « ESP » s’allume. Un peu stressé, nous arrêtons. Stéphan vérifie la signification de ces lettres sur internet. C’est en lien avec le système de freinage. Un peu inquiet, on envoie un courriel avec le BlackBerry à notre concessionnaire Dodge Rive-Sud pour avoir plus de précisions. Le concessionnaire nous a répondu, nous confirmera plus tard que c’est sans danger, un truc électronique qu’il corrigera à notre retour.
· Nous logeons toutes nos bébelles électroniques dans la porte du haut, accessible seulement à Stéphan et moi. Une semaine, après le début du voyage, en ouvrant cette armoire, la porte me reste dans les mains. « Au secours Stéphan, elle est lourde, vient la dévisser avant que la 2ème penture lâche. » On tentera de trouver une solution en cours de route mais pour l’instant, on est privé d’un espace de rangement. Dans un motorisé, tous les racoins sont utilisés.
- Et en plus durant une pluie, on constate que l'eau entre dans le motorisé par une fenêtre de côté (seal à changer) et entre le plafond chauffeur-passager et le lit du haut. Inquiétant!

· Deuxième semaine, on se lève un matin, on constate que le lavabo de salle de bain est craqué. Les serviettes rangées en-dessous sont humides. Une « bolt » et sa vis (il y en a 4 au total) qui soutient le lavabo, ont cédé. Encore ici, on devra faire avec. On condamne ce lavabo de plastique temporairement, il servira de rangement. Plus tard, on utilise le DuckTape Waterproof pour le colmater. Heureusement que le lavabo de la cuisine est en stainless.

· Stéphan roule et oupps, le miroir de la caméra de reculons tombe. Heureusement, elle reste suspendue à son fil. Stéphan s’arrête et décroche le tout. Rien de brisé mais on ne peut l’utiliser. Vraiment pas pratique avec notre gros angle mort. Stéphan et moi, à tour de rôle, feront le miroir, en allant derrière le motorisé lors des marches arrières. On tentera à 2 reprises de recoller le miroir, mais sans succès à date.
· Bodie est un village fantôme en Californie, sa route lui ressemble étonnamment. Elle est sinueuse et en gravier. Stéphan roule à 10 milles à l’heure dans les nombreuses courbes, SLAM se fait brassé un peu. Notre four Micro-ondes/Convectaire y laissera une partie de son âme. Eh oui, nous devons dire « adieu » à la cuisson aux micro-ondes. On tentera de le faire réparer plus tard. La fonction convection continue de nous être fidèle.
· Plus tard, c’est notre TV à écran plat qui fonctionne par intermittence. Il n’y a que Stéphan, qui comprenne la claque qu’il lui faut, pour s’animer.
· Nous sommes endormis dans un camping à 1 heure du Grand Canyon. Durant la nuit, la température descend sous le 0 degré. Au matin, Stéphan constate que le réservoir d’eau chaude a une fuite. Est-ce mineur ou majeur ($$$$)? On constatera plus tard que c’est mineur mais que pour diminuer les frais de réparation, Stéphan tente de le réparer tout seul et de trouver des pièces similaires pour la valve qui s’est brisée sous la force de l’eau gelée.
Après notre visite du Grand Canyon, on descendra vers le Sud dans une ville plus chaude, Phoenix, pour que Stéphan puisse travailler dans la tuyauterie. Une fois les morceaux achetés, le lendemain, il a tout réparé. Youpi, on a de l’eau chaude pour se doucher!

On est sur notre départ. Soudain mes pieds flottent dans l’eau. Ah non! C’est maintenant le robinet de la cuisine qui fui. Stéphan examine la situation calmement mais n’arrive pas à trouver le problème. Nous roulons jusqu’à Tucson, chez un représentant autorisé de Golf Stream, à 2 heures de route pour se faire dire que ça prendrait 3 semaines à avoir la pièce de remplacement du robinet. ! »/$%?&*
Conquest et sa garantie, c’est surtout garanti qu’on va attendre!
Stéphan décide qu’on se rend chez un home dépôt, trouver une pièce ou un robinet de remplacement. Arrivé à la quincaillerie, il vérifie à nouveau la tuyauterie et réussi à la réparer, super!

· À Phoenix en Arizona, lors du 1er changement d’huile, le concessionnaire nous demande; est-ce bien un modèle 2007 et plus? Fière de dire « oui » et d’avoir un silencieux moteur Mercedes. On était moins « frais chier » lorsqu’on a vu la facture… $196.12US! Pour 12 qt (1 qt=1/4 de gallon, environ 1 litre) et un excellent service, (je comprends à ce prix là!) qui inclus une inspection global du véhicule.
· En se faisant du rangement pour les outils, on découvre beaucoup de morceaux d’un ancien pare brise cassé, sous le plancher passager, où il y a la crique. Bizarre! La vitre a-t-elle été cassée, lors du montage du véhicule ou a-t-il été accidenté et on a omit de nous le mentionner?

· On fuit le Québec et sa fraîcheur pour se taper une tempête de neige en Arizona. La glace noire en a envoyé quelques uns, en dehors de la route. Après qu’on soit passé, un chauffeur rencontré plus tard, nous dit qu’il a attendu 3 heures sur l’autoroute 40! On l’a échappé belle!

· Voici les outils indispensables en court de route :
o Water proofing tape (duck tape)
o Gros kit de clés à mollette de toutes les grandeurs (métrique et impérial)
o Vise grippe
o Tournevis multi fonction
o Lampe de poche
o Toile au sol pour réparer le motorisé lors de mauvais temps.
À suivre…
[ 20:30 ] [ 3/11/2009 ] [ ]
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Mots clefs :
FORT ALAMO et San Antonio au Texas
Carnet de bord 2-3-4 novembre (jour 34-35-36)
Nous arrivons en fin d’après-midi à San Antonio au Texas. Notre camping a une piscine extérieure chauffée et jacuzzi. Il y a un très beau terrain de jeux pour les garçons.On profite des installations pendant 2 jours, ensuite on visite le fort Alamo.
On nous raconte (écouteur français), avec beaucoup de détails, l’histoire des 13 jours de la chute du fort Alamo en 1836. Du 23 février au 6 mars, 187 Texans dont le célèbre Davy Crockett, se sont insurgés contre l’armée mexicaine pour obtenir l’indépendance de la république du Texas. Cette victoire leur aurait donné des terres et la continuité de l’esclavage.
187 hommes de la République du Texas, commandés par James Bowie, William Travis et Davy Crockett garde le Fort Alamo. De l’autre côté des murs de pierres, c’est l’armée mexicaine commandée par le Général Santa Anna (peu apprécié de tous) ainsi que le Colonel Francisco Duque et le Colonel José Maria Romero. Le résultat; tous les Texans ont périt; 187 morts. 600 des 1500 soldats mexicains y ont laissé la vie.
Ce qui étonne, c’est la difficulté à vaincre et les pertes de l’armée mexicaine contre si peu d’homme dans le fort. Quelques semaines plus tard, le Mexique perdra le Texas.
Pour plus de détails, j'ai joint l'intéressant texte de « wikipédia » plus bas.
Ensuite, nous nous sommes rendu sur « Riverwalk »nous avons visité la ville en bateau-guide, très agréable et un superbe décor.
Ensuite on se rend au réputé restaurant : Malheureusement, il y avait une fête privée et tout était réservé.
Bonne nuit
Famille SLAM
Pour plus d’information, je vous ai écrit « wiképédia » :
Le siège de Fort Alamo (février à mars 1836) est l'événement majeur de la guerre d'indépendance de la République du Texas et un symbole de la résistance désespérée, ainsi qu'un grand moment dans l'expansion des États-Unis au XIXe siècle.Sujet de plusieurs films plus ou moins proches de la réalité historique, le siège de Fort Alamo est un événement historique majeur au Texas.
En 1836, 187 hommes venus des États-Unis attirés par la promesse de terres au Texas dont Davy Crockett se retranchèrent dans le fort et ne purent faire autrement que de résister jusqu'au bout aux assiégeants. 1 500 soldats mexicains participèrent au siège sur près des 7000 que comptait l'armée, commandée par le général Santa Anna.
Les défenseurs du fort venus des Etats-Unis étaient considérés comme des flibustiers (mercenaires, pirates) et ils étaient passibles de la peine de mort.Ce terme s'appliquait aux étrangers, occupant illégalement une portion du territoire national et qui sont naturellement opposés aux autorités et s'adonnent à des trafics.
Le siège, qui dura treize jours jusqu'à l'assaut du 6 mars, a retardé et affaibli l'armée mexicaine (environ 600 soldats mexicains tués). Cet épisode entraîna pour le Mexique, la perte du Texas quelques semaines plus tard.
Photos des 3 alliés à l'intérieur du fort Alamo. En tout 187 hommes avec femmes et enfants.

Davy Crockett Jim Bowie William Travis
Et à l'extérieur des murs du Fort Alamo, il y a l'armée mexicaine (1500 soldats) du Général Antonio Lopez de Santa Anna. (Les photos sont de wikipédia)

Général Santa Anna
Le CONTEXTE :
Texas mexicain et Révolution texane.Déjà au temps de la Nouvelle-Espagne, les États-Unis cherchaient à annexer le Texas par la voie du peuplement par des citoyens américains.Le 22 février 1819 les gouvernements de l'Espagne et des États-Unis signèrent le traité Transcontinental qui modifiait les limites de la frontière nord de la Nouvelle-Espagne.
L'indépendance du Mexique date de 1821.
Après un essai d'empire, la République est proclamée en 1823.
En 1836, le Texas est une partie de l'État mexicain du Coahuila y Texas où, depuis plusieurs années, un grand nombre de colons provenant des États-unis s'étaient établis et représentaient 85 % des quelques 70 000 habitants de la région (la population en 1806 n'était évaluée qu'à 7 000 habitants).
Ces colons la plupart du temps, ignoraient les us et coutumes du pays, ayant peu de respect pour ses lois et institutions, notamment l'interdiction de posséder des esclaves (au XIXe siècle, malgré l'abolition de l'esclavage, le Mexique autorisait la pratique de contrat de travail de 99 ans, qui ne pouvait être rompu qu'à l'initiative de l'employeur et admettait le principe de la servitude pour dette) et voulant continuer leur mode de vie et refusant pour la plupart de parler le castillan.
La faiblesse militaire du Mexique avait conduit son gouvernement à les autoriser à s'armer pour lutter contre les tribus indiennes hostiles à la présence de colons sur leurs terres. Sentant l'unité du pays menacée, le gouvernement mexicain décida d'abroger toutes les mesures favorables qui leurs étaient accordées, ce qui mit le feu aux poudres.
Le 23 octobre 1835, sous la présidence de Miguel Barragan, une Constitution centraliste inspirée par Santa Anna, fait des États fédérés de simples départements dirigés depuis Mexico. Les États de Zacatecas et la partie texane du Coahuila se déclarent alors indépendants tandis que des troubles séparatistes ont lieu dans le Nord-Est et le Sud du pays pendant des années suite à cette décision.
Des escarmouches éclatèrent obligeant l'armée mexicaine à abandonner certaines places de moindre importance. Santa Anna (Antonio de Padua Maria Severino Lopez de Santa Anna) fut chargé de rétablir l'ordre et de préserver l'intégrité nationale, avec une armée dont les officiers, dont certains étaient des vétérans des guerres précédentes ou don Vicente Filisola un Italien ancien capitaine général de Guatemala, Juan Nepomuceno Almonte fils du curé Morelos Adrian Wolle d'origine française, Antonio Gaona, cubain et Martin Perfecto de Cos et les 7 000 hommes pour la plupart recrutés de force (leva) et peu expérimentés, mal équipés, mal vêtus, mal nourris et surtout pourvus d'un armement désuet provenant en partie d'armes achetées aux anglais et ayant servi à la bataille de Waterloo par une administration corrompue et désargentée, formant un ensemble de faible valeur combative.
Du côté des insurgés au Texas un homme actif, le Général Sam Houston, charge un James Bowie (connu pour son célèbre Bowie-knife et esclavagiste notoire) de détruire le Fort Alamo.L'objectif est de préparer une armée plus au Nord. Arrivés sur place, Bowie et ses hommes prennent leur temps, pensant l'armée mexicaine encore loin. À cette centaine d'hommes s'ajoute une trentaine de soldats sous les ordres de William Travis, lieutenant-colonel de l'armée texane en formation ainsi que les seuls hommes nés au Texas au nombre de onze (Toribio Losoya, Gregorio Esparza, Juan Badillo, Antonio Fuentes, José Maria Guerrero, Damasio Ximénes, Andrés Nava, Carlos Espalier, Juan Abamillo, William Philipp King et Richardson Pery).
Ces onze hommes ne se battaient peut-être pas pour créer une nouvelle république, mais pour le fédéralisme au Mexique, contre un État centralisé où les États ne jouissaient plus de leur liberté mais étaient devenus de simples divisions administratives. On compte aussi quatre Ecossais, douze Anglais, une dizaine d'Irlandais, deux Allemands et un Danois. Contrairement à la légende aucun Français ou francophone ne figure parmi les défenseurs du fort.
Ces hommes sont rejoints par le légendaire Davy Crockett (citoyen des États-Unis) à la recherche d'un nouveau départ après sa défaite aux élections au Congrès des États-Unis et ses soixante-cinq hommes enhardis par la promesse du gouvernement provisoire du Texas d'offrir à chacun d'entre eux des terres pour une surface de 4 605 acres (19 km²) après la victoire.
LE SIEGE:
L'armée mexicaine arriva plus tôt que prévu par les insurgés, ceux-ci se retranchèrent à la hâte dans le fort. Le général Santa Anna proposa une reddition sans conditions (offre généreuse, la plupart des défenseurs du fort étant étrangers au Mexique et passibles de la peine de mort) faute de quoi la garnison serait passée par les armes.
Travis refusa de se rendre. C'est alors que le drapeau rouge fut hissé du haut du clocher de l'église de la ville. Tous les défenseurs d'Alamo comprirent alors qu'aucun d'entre eux ne serait épargné lors de l'assaut qui s'annonçait imminent. Le lieutenant colonel Travis envoya des missives hors du fort demandant des renforts aux États-Unis.Il prévint qu'il préférerait la mort à la capitulation dans sa célèbre lettre au gouvernement de la révolution.
Le siège fut marqué par d'intenses tirs d'artillerie et par un assaut manqué de deux heures qui mobilisa plus de cinq cents soldats mexicains.Quant aux défenseurs, ils n'obtinrent presque aucun renfort, si ce n'est une trentaine d'hommes, portant à 187 le nombre des assiégés. Le fort était totalement encerclé et personne ne pouvait plus en sortir.
L’ASSAUT FINAL :
Le 6 mars, vers 5 heures du matin, alors que le jour ne s'était pas encore levé, une partie de l'infanterie mexicaine divisée en quatre colonnes attaqua.
La première colonne était composée au maximum de 400 hommes conduits par Martin Perfecto de Cos, la seconde de 380 hommes sous le commandement du colonel Francisco Duque, la troisième conduite par le colonel José Maria Romero, la quatrième aux ordres du colonel Juan Morales avec cent hommes, aidés par les trois cent cinquante cavaliers du brigadier général Ramirez y Sesma chargés d'empêcher toute fuite des assiégés.
Travis fut tué au tout début de l'assaut d'une balle dans la tête alors qu'il tirait du haut d'un mur. Bowie, tombé gravement malade pendant le siège, perdit la vie dans son lit (certains ont dit aussi qu'il se cacha sous un matelas). Quant à Davy Crockett, qui un mois plus tôt se vantait auprès des journalistes de New-York d'y apporter la tête de Santa Anna, certains pensent qu'il mourut au combat alors que d'autres, appuyés par le témoignage d'un officier mexicain, pensent qu'il fut fait prisonnier et exécuté comme étant un flibustier ainsi que l'exigeait la loi.
Les restes des défenseurs du fort furent incinérés pour éviter des épidémies. Un seul ne le fut pas, Gregorio Esparza dont le frère se battait aux côtés de l'armée mexicaine. Si les 187 défenseurs du fort furent tués, Santa Anna vit son armée amputée de plusieurs centaines de soldats (six cents morts au total), mais cela le laissa indifférent. S'il avait de la peine à payer leur solde, il savait aussi que nombre d'entre eux auraient été décimés par la faim, les maladies, les conditions atmosphériques lors du voyage de retour, sans compter les très nombreuses désertions.
CONCLUSION :
Au grand dam du général Santa Anna et du gouvernement central, la chute d'Alamo n'effraya pas les insurgés. La répression s'abattit et l'armée mexicaine se livra à des pillages qui ne firent que souder les colons américains. La mort des défenseurs fut utilisée par les promoteurs de l'indépendance du Texas, les présentant sous le jour de martyrs de la liberté.
Les hommes tombés à Fort Alamo devinrent rapidement des héros pour les Texans qui souhaitaient ardemment prendre leur revanche.Wiliam Barret Travis emmena ses hommes à une mort certaine mais il réussit à retarder l'armée gouvernementale dans son avancée vers le nord destinée à nettoyer le Texas de tous les insurgés.
Plus au nord, ce délai permit au général Sam Houston vétéran de la guerre de 1812 contre les anglais, partisan de l'annexion du Texas par les États-Unis et propriétaire lui aussi d'esclaves et adversaire de l'abolitionnisme, de recevoir des renforts en hommes, vivres, armes, munitions et argent des États-Unis. Cela lui permit de constituer une armée de moins de 2 000 hommes qui défit celle de Santa Anna quelques semaines plus tard lors de la bataille de San Jacinto au cri de ralliement « Remember the Alamo! ».
A noter que Houston et Santa Anna étaient tous deux francs-maçons comme nombre de notables de l'époque.Prisonnier, le général mexicain, qui avait déjà été trois fois président et le sera à nouveau en 1837, dut se résoudre à donner l'ordre à ses troupes de quitter le Texas en échange de sa vie. Le major-général Vicente Filisola obéit aux ordres de son chef et ratifia le traité de Velasco. Le président mexicain Jose Justo Corro lui envoya plus tard l'ordre de rester au Texas, mais bien que lui "obéissant", il retira ses troupes jusqu'à Matamoros où il fut relevé par le général José Urrea.
Lettre de Santa Anna à Filisola:« Campo de San Jacinto, abril 22 de 1836Excelentisimo Général de Division don Vicente Filisola ; Habiendo ayer tarde tenido un encuentro desgraciado la division que operaba a mis inmediaciones, he resultado estar prisoniero de guerra entre los contrarios, habiéndose guardado todas la consideraciones posibles : en tal concepto, prevengo a Vuestra Excelencia ordene al general Gaona contramarchar a Béjar a esperar ordenes, lo mismo que verificara V.E. con las tropas bajo sus ordenes, previniendo asimismo al general Urrea se retire con su brigada a la poblacion de Guadalupe Victoria, pues he acordado con el general Houston un armisticio interin se arreglan algunas negociaciones que haran cesar la guerra para siempre. Puede usted disponer para la manutencion del ejército de los caudales y viveres llegados a Matamoros, ademas de los 20 mil pesos que se sacaron de Béjar. Espero cumpla estas disposiciones sin falta dandome aviso cuando comience a ponerlas en practica. Antonio Lopez de Santa Anna. »
À México, Filisola fut traité de traître, accusé de lâcheté face à l'ennemi et d'impéritie, car un militaire ne doit pas obéir à un chef prisonnier. De nos jours il est encore considéré comme le véritable responsable de la perte du Texas.
Le gouvernement mexicain ne fit aucune tentative sérieuse pour récupérer le Texas, dont l'indépendance fut reconnue par les États-Unis en 1837, par la France en 1839 et par le Royaume-Uni en 1840. Il ne faut pas oublier que le gouvernement mexicain, envoyant une armée défendre l'intégrité de son territoire, ne faisait que son devoir.
Devant la puissance naissante des États-Unis, que pouvait faire un Mexique mal équipé ? Les Mexicains utilisaient en effet du matériel de guerre qui avaient servi à Waterloo en 1815 et acheté au moyen d'emprunts aux Anglais en 1823 par l'ambassadeur du Mexique à Londres. Plus tard la guerre américano-mexicaine le confirmera.
Il serait abusif par ailleurs de sanctifier Alamo, car le désir du Texas de s'affranchir du Mexique procédait aussi d'un refus de sa part d'abolir l'esclavage comme l'avait décrété le 15 septembre 1829 le gouvernement du président mexicain Vicente Guerrero.
Miguel Hidalgo à Guadalajara le 6 décembre 1810 avait proclamé la fin de l'esclavage et condamnait à mort tout propriétaire d'esclave.
[ 03:34 ] [ 3/11/2009 ] [ San Antonio, Texas, USA ]
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